Qui suis-je ?

En savoir un peu plus
sur la personne qui t’accompagne
me semble essentiel.

En vidéo ou par écrit ci-dessous…

Bon visionnage / bonne lecture !

Voici d'où je viens.
Pas pour impressionner,
pour que tu saches à qui tu as affaire.

Grandir avec de la famille ayant des troubles de l’humeur, c'est apprendre très tôt à lire ce qui ne se dit pas. Les silences, les tensions, les humeurs qui changent sans prévenir. Ce radar-là, je l'ai développé par nécessité et, pendant des années, j'ai fait tout ce que je pouvais pour ne pas en faire un métier. Trop proche. Trop risqué.

Le radar

À 16 ans, j'ai commencé les shootings photos. Pas pour faire carrière mais pour documenter mon évolution physique : j'étais très complexée. Le corps comme terrain d'exploration, plus sûr que les relations. Une quête identitaire traversée à coups de bistouri. Brutale, violente, finalement similaire aux blessures de l'âme. Pendant dix-sept ans, j'ai évolué dans les métiers de l'image, entre mannequinat, radio ou encore télé-réalité. Ce que j'y ai découvert, c'est que le superficiel abrite exactement les mêmes questions que l'univers du luxe qu'est l'aviation privée ou encore l'aide sociale où j'ai travaillé également : l'image de soi, le regard des autres, la solitude qui se cache derrière les apparences. Les mondes ne se parlent pas ; les gens oui, ils posent tous les mêmes questions.

Le refuge dans l’image

La vingtaine pour réaliser que ce n'était pas ça. À tester deux mondes aux antipodes : le luxe versus l'aide sociale, l'entreprise privée versus l'institution publique. Quelques années à savoir que quelque chose ne me convenait plus, sans pouvoir le nommer. Plusieurs thérapeutes avant de trouver le bon — pas d'incompétence, juste le temps qu'il faut pour trouver la bonne alliance. C'est quelque chose que je n'oublie pas. En 2024, tout s'est effondré en même temps : arrêt de travail, rupture amoureuse, échec scolaire, antidépresseurs. Une mise à l'arrêt forcée — qui s'est révélée être un restart. Penser et panser ses blessures. Ce que mon entourage a vécu comme un saut dans le vide était, pour moi, enfin une direction.

Le point de non-retour

Aujourd'hui, je poursuis un master en psychologie et j'ai fait le choix de pratiquer maintenant, avant de porter les titres que je construis. Parce que la théorie sans le terrain ne suffit pas et l'inverse non plus. Ce qui me reste de tout ce chemin : l'envie que chaque personne que je rencontre se sente vraiment considérée. Pas comme un cas clinique, "un-e patient-e" ni comme une machine à sous, un-e "client-e" mais comme une personne.

Revenir à ce qui fait vibrer

Une femme debout dans un paysage de montagne avec des arbres verts, portant une veste bleu marine, un jean bleu et des baskets blanches, sous un ciel bleu avec quelques nuages.

En cas d'urgence, merci de t'adresser en premier recours à ton médecin traitant ou aux Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) ou encore à la Main Tendue.